La réponse courte
L'IMC est votre poids en kilogrammes divisé par le carré de votre taille en mètres. La fourchette saine de l'OMS pour l'adulte va de 18,5 à 24,9. C'est un indicateur de dépistage utile, mais il ne distingue pas le muscle de la graisse : il décrit bien mieux des populations qu'une personne en particulier.
Qu'est-ce que l'IMC et à quoi sert-il vraiment ?
L'indice de masse corporelle a été conçu dans les années 1830 par Adolphe Quetelet, un statisticien, pour décrire des populations. Il n'a jamais été pensé comme un outil de diagnostic personnel, et cette origine explique à la fois son utilité et ses limites. Comme méthode peu coûteuse pour dépister le risque lié au poids dans de grands groupes, il fonctionne bien. Comme verdict sur un individu, il est grossier.
La formule est volontairement simple :
- Système métrique : IMC = poids (kg) ÷ taille (m)²
- Système impérial : IMC = poids (lb) ÷ taille (in)² × 703
Une personne de 175 cm pesant 70 kg a un IMC de 22,9. À 85 kg, la même personne se situe à 27,8.
Comment lire son IMC ? Les catégories de l'OMS
| IMC | Catégorie | Ce que cela signale |
|---|---|---|
| Moins de 18,5 | Insuffisance pondérale | Dénutrition possible, risque accru de perte osseuse et d'immunité faible |
| 18,5 à 24,9 | Poids santé | Risque moyen le plus faible à l'échelle des populations |
| 25,0 à 29,9 | Surpoids | Risque modérément accru de troubles métaboliques |
| 30,0 à 34,9 | Obésité de classe I | Risque cardiométabolique nettement accru |
| 35,0 à 39,9 | Obésité de classe II | Risque élevé |
| 40,0 et plus | Obésité de classe III | Risque très élevé |
Ce sont les seuils internationaux pour l'adulte publiés par l'Organisation mondiale de la santé. Ils ne concernent que les adultes : les enfants et les adolescents sont évalués à l'aide de courbes de percentiles selon l'âge et le sexe, pas de ces valeurs fixes.
Là où l'IMC se trompe
C'est la partie que la plupart des calculateurs passent sous silence, et elle compte davantage que le chiffre lui-même.
Il ne distingue pas le muscle de la graisse. Le muscle est plus dense que la graisse : un joueur de rugby et une personne sédentaire de même taille et de même poids obtiennent un IMC identique alors que leurs corps n'ont rien à voir. Ce n'est pas un cas marginal : cela concerne la plupart des personnes qui pratiquent sérieusement la musculation.
Il ignore la localisation de la graisse. La graisse viscérale autour des organes comporte un risque métabolique bien plus élevé que la graisse située sur les hanches et les cuisses. Deux personnes ayant un IMC de 27 peuvent présenter des profils de risque sensiblement différents. Le tour de taille capte cette différence, l'IMC non.
Les seuils ne sont pas universels. L'OMS note que le risque pour la santé apparaît à des valeurs d'IMC plus basses dans les populations asiatiques et propose des seuils d'action supplémentaires autour de 23 et 27,5. Un seuil mondial unique gomme des différences réelles entre les groupes.
Il ne dit rien de la tendance. Un IMC de 26 stable depuis dix ans n'a pas la même signification qu'un IMC de 26 qui était de 22 il y a deux ans. La direction prise compte généralement plus que l'instantané.
L'IMC vaut-il malgré tout la peine d'être calculé ?
Oui, comme point de départ. Si votre IMC se situe confortablement dans la fourchette saine et que votre poids est stable, c'est une véritable source de réassurance. S'il en sort nettement, c'est un signal raisonnable pour examiner les mesures qui portent plus d'information : tour de taille, pourcentage de masse grasse, tension artérielle, et évolution de votre poids sur des années plutôt que sur des semaines.
Ce que l'IMC ne doit jamais devenir, c'est un objectif à poursuivre. Optimiser un rapport entre deux chiffres n'équivaut pas à améliorer sa santé, et les personnes qui visent une valeur d'IMC par la restriction agressive perdent en général du muscle en même temps que de la graisse : le chiffre s'améliore pendant que la situation de fond se dégrade.
Ce qui fait vraiment bouger le chiffre
Le poids corporel dépend de l'écart entre l'énergie consommée et l'énergie dépensée, maintenu sur plusieurs mois. Rien d'autre ne le modifie durablement. La difficulté pratique n'a jamais été de comprendre ce principe : c'est de savoir ce que l'on a réellement mangé, jour après jour, sans que le suivi devienne un second métier.
C'est précisément là que la plupart des tentatives de suivi s'effondrent. La saisie manuelle prend assez de temps pour que l'on finisse par sauter des repas, et un journal alimentaire troué ne peut rien vous apprendre d'utile. CalAlly supprime cette friction : vous dites ce que vous avez mangé, l'IA le décompose en ingrédients, calories et macronutriments, et une simple tape enregistre le tout. Environ 3 secondes. Le coach IA lit ensuite vos données réelles et vous dit si la semaine va vraiment là où vous le pensez.